09 mars 2006
Dominique de Villepin et son halo
La gestuelle du Premier ministre lorsqu'il intervient à la
télévision ressemble beaucoup à celle de François Mitterrand. Avantages
et inconvénients d'un effet de halo qui va au-delà du fait que les deux
hommes se présentent comme des lettrés. Comparaison entre le style
télévisuel de Dominique de Villepin et celui de Nicolas Sarkozy. Deux
stratégies de présence médiatique avec leurs retombées.
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La campagne ratée de Ségolène Royal
La campagne électorale de Ségolène Royal a été, sur le plan visuel, peu imaginative et incohérente. Verrouillée par un narcissisme surprenant chez une personne de cet âge, l'imagerie de la candidate socialiste s'est disloquée entre intuitions et impulsions.
Telle qu'elle avait été construite par les médias, cette imagerie représentait un atout considérable, inédit dans les annales de la vie politique française. Elle se se confrontait avantageusement aux archétypes et aux stéréotypes féminins les mieux ancrés dans l'inconscient collectif et les plus prestigieux. Cette stature féminine était en outre portée deux courants extrêmement puissants: l'attente d'un renouvellement du personnel politique et l'émergence des valeurs féminines, qui ne sont pas émollientes.
Description et analyse du contexte particulier dans lequel une icône politique n'a pas su se maintenir comme telle au-delà d'une émergence de quelques mois, avant de se désagréger entre novembre 2006 et février 2007. Comment cette image s'est inversée pour se transformer en un négatif , au sens photographique, avec des projections inattendues comme "Folcoche" lors de sa confrontation télévisée du 2 mai avec le candidat de l'UMP.
Quels malentendus ont éloigné
l'idée que Ségolène Royal se faisait de son destin politique et les
attentes que suscitait son image originelle à l'automne 2005. Evolution de l'image de Ségolène
Royal par rapport aux figures féminines de la politique française : partie avec un rayonnement proche de celui d'une star, elle s'est retrouvée engluée dans le souvenir d'une Edith Cresson peu intelligente et autoritaire. Toutes les analogies possibles avec les images de quelques
unes des femmes de pouvoir dans le monde ont été gâchées par une inconséquence capricieuse.
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